Juifs, nazis et génocides : le "point Godwin" de la cause animale



par Mathias Daval


Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la théorie liée à la cause animale, j’ai été frappé de constater la forte représentation de penseurs Juifs parmi ses défenseurs. Plus qu’une simple coïncidence, il m’a semblé que cette observation devait être suivie d’une analyse plus précise.

Je ne prétendrai pas ici épuiser la question du judaïsme et de la défense des animaux. Je ne traiterai pas non plus de la problématique de la conscience animale, qui est en soi un sujet énorme à propos duquel l’éthologie semble faire chaque jour des avancées spectaculaires[1]. J’essaierai plutôt de proposer quelques pistes de réflexion : je ne peux que vous inviter à les compléter par des lectures plus poussées[2].

La question est donc ouverte : pourquoi les Juifs semblent-ils particulièrement concernés par la cause animale ? Risque-t-on d’atteindre systématiquement un « point Godwin »[3] en rapprochant la question animale de la « question juive » – expression apparue au siècle des Lumières et remise au goût du jour par le nazisme ?

Penseurs juifs et défense des animaux


Commençons par prendre 6 figures emblématiques, correspondant à 6 générations successives.

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  1. Franz Kafka (1883-1924) : le célèbre écrivain tchèque est devenu végétarien au début des années 1910 après une prise de conscience soudaine survenue à l’aquarium de Berlin : « Maintenant je peux te regarder en paix ; je cesse de te manger »[4]  ;
  2.  Albert Einstein (1879-1955) : même s’il n’a été lui-même végétarien qu’à la toute fin de sa vie, cela ne l’a pas empêché de prendre tôt position en faveur des animaux : « Rien ne pourra être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre, qu'une évolution vers un régime végétarien » ;
  3. Isaac Bashevis Singer (1902-1991) : écrivain polonais naturalisé américain, prix Nobel de littérature en 1978, est l’un des premiers à avoir théorisé le rapport entre massacre des animaux et Shoah : « As often as Herman had witnessed the slaughter of animals and fish, he always had the same thought: In their behavior toward creatures, all men were Nazis. » (Enemies, A Love Story, 1966) ;
  4. Jacques Derrida (1930-2004) : philosophe français dont les travaux sur la déconstruction, appliquée à l’animal, dans le rapport sacrificiel et symbolique qu’il entretient avec l’homme, sont fondateurs d’une nouvelle éthique.
  5. Peter Singer, philosophe australien né en 1946, professeur d’éthique à l’université de Princeton[5]. Son livre La Libération Animale (1975) est considéré comme l’ouvrage de référence des mouvements modernes de défense des animaux ;
  6. Jonathan Safran Foer est un romancier américain né en 1977. Son livre-enquête Eating Animals (paru en 2009) a été un véritable succès de librairie, traduit dans 16 pays[6]. Après la lecture de l’ouvrage, l’actrice Natalie Portman (israélo-américaine) a déclaré : « [it] changed me from a twenty-year vegetarian to a vegan activist » (« [il] m’a fait passer de vingt ans de végétarisme à un activisme vegan »)[7].

Cette liste n’est bien entendu par exhaustive. On pourra ajouter, par exemple, le sociologue Theodor Adorno ou encore l’écrivain Elias Canetti, tous deux assez prolixes sur la question animale.

Ajoutons à ce tableau un simple chiffre : 8,5%. C’est le pourcentage de végétariens dans la population israélienne, soit l’un des taux les plus élevés du monde, derrière l’Inde mais devant tous les pays d’Europe (France : 2%) et les États-Unis (2,8%)[8]. L’activiste juif américain Gary Yourofsky, né en 1970, est connu pour ses actions radicales en faveur de la libération animale : la vidéo de sa conférence prononcée à la Georgia Tech University en 2010 est devenue une référence incontournable pour les internautes végétariens et les végétaliens[9]. Mais c’est en Israël qu’il remporte le succès le plus considérable : « Sur 8 millions de personnes, il y a eu presque 400 000 visionnages sur YouTube de la version du discours en hébreu. Je vais faire d’Israël la nation la plus pro-vegan de la planète. »[10]

« La Shoah dans votre assiette »


La comparaison explicite entre le monde de l’élevage industriel et la Shoah s’est faite dès la fin des années cinquante, et s’est développée avec les écrits d’Isaac Bashevis Singer dans les années soixante. Mais c’est surtout la PETA (People for Ethical Treatment of Animals[11]) qui l’a rendue célèbre, à travers une série de communiqués et de campagnes chocs, dont « La Shoah dans votre assiette » (« The Holocaust in your plate »), financée en 2003 par un philanthrope juif.

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Campagne d’affichage PETA

L’opération a suscité la polémique et a été notamment dénoncée par des associations d’anciens déportés, reprochant l’amalgame et le détournement de l’imagerie de l’Holocauste[12].


 Traites négrières

entre 20 et 40 millions de morts

 Génocide arménien de 1915

1,5 million de morts

 Génocide des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale

5 à 6 millions de morts

 Animaux terrestres abattus au cours de l’année 2012

60 milliards de morts

Les animaux, vainqueurs de la compétition victimaire ?

Est-il raisonnable de maintenir l’analogie entre abattoirs et camps de concentration ? Selon un sondage effectué aux États-Unis, 97 % des Américains détestent la comparaison. Ce n’est pas le cas du philosophe et activiste allemand Helmut Kaplan pour qui « cette comparaison est factuellement, historiquement et éthiquement correcte ». Il ajoute : « Un jour, nos petits-enfants nous demanderont : où étais-tu pendant l'Holocauste des animaux ? Qu'as-tu fait contre ces crimes horribles ? Nous ne pourrons donner la même excuse une seconde fois [c’est moi qui souligne], dire que nous ne savions pas. »[13]

Pour Elisabeth de Fontenay, philosophe et l’une des responsables de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah : « Oui, les pratiques d'élevage et de mise à mort industrielles des bêtes peuvent rappeler les camps de concentration et même d'extermination, mais à une seule condition : que l'on ait préalablement reconnu un caractère de singularité à la destruction des Juifs d'Europe, ce qui donne pour tâche de transformer l'expression figée “comme des brebis à l'abattoir” en une métaphore vive. Car ce n'est pas faire preuve de manquement à l'humain que de conduire une critique de la métaphysique humaniste, subjectiviste et prédatrice. »[14]  Il existe un « spécisme » comme il existe un racisme et un antisémitisme, qui justifie la hiérarchisation et la domination.

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Chicken Run
,  la version hollywoodienne de la comparaison entre élevage moderne et univers concentrationnaire.[15]

 





Le génocide des Juifs était fondé sur un sentiment de haine et de xénophobie idéologisé, contrairement à l’abattage des animaux qui procède d’un utilitarisme rationnalisé. On ne peut prêter même au plus insensible des chasseurs ou des patrons d’abattoir un quelconque sentiment de haine envers les animaux qu’il élimine. Toutefois, n’est-ce pas toute la question épineuse de la « banalité du mal », soulevée par Hannah Arendt au moment du procès d’Eichmann[16] ? Le petit fonctionnaire allemand avait-il plus conscience de faire le mal que l’employé d’abattoir ou le mangeur de viande d’aujourd’hui ?

Toutefois, les souffrances infligées aux animaux ne peuvent se résumer à l’analogie des camps et au génocide juif. Pour prolonger l’argumentation anthropocentrique, la condition animale tient aussi bien des chambres à gaz que de la traite négrière, de la colonisation[17] et du massacre des Indiens d’Amérique. Parallèle remarquable, en ce qui concerne ces derniers : le massacre des populations autochtones commence au XVIe siècle, mais s’organise surtout de la fin du XVIIIe à la fin du XIXe[18], grâce à la guerre bactériologique et aux déportations ; c’est durant cette même période que près de 60 millions de bisons sont massacrés par les « cow boys » américains, en particulier dans le but d’affamer les Indiens[19]. Représentatif de ces « héros » du Far West, Buffalo Bill a contribué à créer sa propre légende avec son Wild West Show, en tournée dans toute l’Europe de 1882 à 1912. Grand massacreur de bisons devant l’Eternel, il n’en a pas moins été un tueur d’Indiens et un scalpeur émérite[20].

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C’est Jacques Derrida qui résume la complexité et l’énormité des enjeux : « De la figure du génocide il ne faudrait ni abuser ni s'acquitter trop vite. Car elle se complique ici : l'anéantissement des espèces, certes, serait à l'œuvre, mais il passerait par l'organisation et l'exploitation d'une survie artificielle, infernale, virtuellement interminable, dans des conditions que des hommes du passé auraient jugées monstrueuses, hors de toutes les normes supposées de la vie propre aux animaux ainsi exterminés dans leur survivance ou dans leur surpeuplement même. Comme si, par exemple, au lieu de jeter un peuple dans des fours crématoires et dans des chambres à gaz, des médecins ou des généticiens (par exemple nazis) avaient décidé d'organiser par insémination artificielle la surproduction et la surgénération de Juifs, de Tziganes et d'homosexuels qui, toujours plus nombreux et plus nourris, aurait été destinés, en nombre toujours croissant, au même enfer, celui de l'expérimentation génétique imposée, de l'extermination par le gaz et par le feu. »[21]

Ceci est mon corps, livré pour vous



tatouage.jpgtatouage2.jpgLes numéros tatoués sur les déportés des camps de la Seconde guerre mondiale ont été souvent rapprochés des numéros et tatouages des animaux d’élevage. Le corps des prisonniers, humains comme animaux, semble porter à vie le stigmate de son passage en détention. C’est en Israël, à Tel Aviv, en 2003, que des citoyens se sont fait marquer au fer rouge le numéro 269 (choisi par l’industrie bovine pour identifier un veau) afin de protester contre les conditions de détention des animaux : « Les victimes sans nom et sans visage dont les corps ont servi à nous nourrir avaient de toute évidence des désirs, des sentiments, avant que leurs gorges ne soient tranchées avec une brutalité froide, calculée (…) Nous sommes tous égaux dans la souffrance »[22]. Le mouvement, baptisé 269 Life, a depuis fait des émules à travers le monde.


Face à l’entreprise de déshumanisation des nazis à l’égard des populations à exterminer, on ne peut que dresser le parallèle avec la « désanimalisation » des animaux d’élevage, dont le corps est résumé à une chair comestible. Les corps sont soumis à une expérimentation scientifique dénuée de tout humanisme. Ils sont gazés, dépecés, détruits ou transformés comme une simple matière intermédiaire destinée à être revendue et recomposée en produits de consommation courante[23].

Le langage lui aussi regorge d’expressions qui rabaisse les Juifs à un état d’infériorité animale : on parle de « rats » et de « vermine ». L’appellation Judensau (« truie des juifs ») trouve ses origines au Moyen Âge dans l’art antisémite, notamment chrétien. Le régime nazi la reprendra à son compte sous la forme de Saujude (« cochon de juif ») : les trains à bestiaux utilisés pour conduire les Juifs vers les camps de la mort parachèveront la métaphore, de la façon la plus macabre possible.
800px-Judensau_Blockbuch.jpg Représentation de la « Judensau » dans un livre du XVe siècle

Par ailleurs, il convient de briser un mythe : celui du supposé végétarisme d’Hitler. Si, selon ses biographes, il semble avoir manifesté un intérêt pour ce régime alimentaire, c’est en partie « pour soigner ses maux réels ou imaginaires (…) il a constaté que le fait de diminuer sa consommation de viande lui procurait un certain soulagement et ses médecins l’encouragèrent à adopter une alimentation sans viande. »[24] Tout au plus flexitarien, le Führer est le symbole de l’hypocrisie, de la propagande et du double discours nazi en matière de protection des animaux[25]. L’argument de contestation du végétarisme par l’exemple d’Hitler, devenu un classique sur Internet, est donc aussi inexact historiquement que complètement stupide. Voilà un point Godwin qui s’envole en fumée.

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« C’est curieux. Je vous avais toujours pris pour un Aryen »

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« Je suis un végétarien »


Culpabilité et complicité


Le concept de Judenjagd ou « chasse aux Juifs » ne date pas de l’humour corrosif du film de Sacha Baron Cohen, Borat : il a été introduit dans l’historiographie pour désigner la poursuite et l’extermination des Juifs ayant échappé à la déportation, dans les ghettos des villes et dans les campagnes, avec l’aide d’une partie de la population locale. L’utilisation du terme de « chasse » est bien évidemment révélatrice de l’analogie avec l’animal traqué. A cet égard,  « dans les campagnes polonaises (…) chaque habitant, homme, femme, enfant avait un rôle à jouer dans ce terrible théâtre de la mort » écrit l’historien Jan Grabowski[26]. Cette observation ne devrait-elle pas faire réfléchir sur notre propre rôle dans le massacre des animaux ?

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« Entrée interdite aux Juifs et aux chiens » (photo tirée du film La Vie est belle de Roberto Benigni)








La spécificité de l’extermination animale vient peut-être du fait que le bourreau n’a pas toujours conscience qu’il est un bourreau. Et puisque tout le monde est coupable, il est facile d’en déduire que personne ne l’est. Mais massacre des animaux comme génocides humains ont toujours trouvé des complices pour soutenir leur idéologie meurtrière, à commencer par l’Église, notamment catholique[27]. La chrétienté, dans son soupçon permanent envers le corps et par une sorte de haine refoulée, veut tuer symboliquement l’animal qui est en l’homme. Quant aux États : certains voient dans les programmes des lobbys agroalimentaires, soutenus plus ou moins directement par les gouvernements du monde entier, les nouveaux Mein Kampf de l’ère industrielle. Excessif ? Sans doute. Mais la comparaison a le mérite de nous obliger à la vigilance.

Le Caravage, Le Sacrifice d’Isaac
abraham.jpgCar il ne faut pas oublier que l’« holocauste animal » est une invention récente. Si l’on massacrait les bisons d’Amérique dès le XVIe siècle, ce n’est que l’entrée de l’agriculture dans l’âge industriel qui a commencé à poser la question des massacres systématisés. Par une curieuse ruse de l’Histoire, l’élevage intensif commence immédiatement après la Shoah, dans les années cinquante, comme si un sacrifice devait se substituer à un autre. A partir de ce moment-là, l’abîme s’est creusé entre l’homme et l’animal, qui est devenu la nouvelle victime expiatoire. Et ce sacrifice-là, contrairement aux autres, est invisible et silencieux.

Quand il s’agit de reconnaître la souffrance de l’animal, un gouffre semble le séparer de l’homme. En revanche, quand il s’agit de lui infliger de la souffrance, le passage est facile[28]. « De l'assassinat d'un animal à celui d'un homme, il n'y a qu'un pas », écrivait Tolstoï. Les Juifs sont, au sein des peuples à avoir connu l’humiliation et les massacres, peut-être parmi les plus sensibles à la compréhension des enjeux de l’ « holocauste animal ».

Gary Yourofsky fait partie de cette génération qui ne compte pas laisser aux bourreaux une route pavée jusqu’au sacrifice : « Les Juifs ont été tués parce que les gens sont restés sans rien faire. Les animaux sont des victimes parce que les gens disent que c’est une loi naturelle. Personne ne veut utiliser la violence pour défendre un poulet. Les gens ne pensent pas qu’un humain devrait être tué pour un poulet. Je ne suis pas d’accord, et je pense que les poulets ne sont pas d’accord non plus. » [29]

Alors bouclons la boucle et terminons cet article par une citation de celui qui l’a commencé, Albert Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire ».


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[2] Richard Schwartz : Judaism and Vegetarianism (2001). Charles Patterson : Eternal Treblinka : Our Treatment of Animals and the Holocaust (2002). Collectif : Usages politiques de l’animalité, L’Harmattan (2008).

[3] Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le « point Godwin » : http://fr.wiktionary.org/wiki/point_Godwin

[4] Max Brod : Franz Kafka, une biographie (1960).

[5] Cf. l’ouvrage posthume : L’Animal que donc je suis (2006). http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Animal_que_donc_je_suis.

[8] http://www.raw-food-health.net/NumberOfVegetarians.html. A noter que les données datent de 2008 et sont certainement imprécises, mais elles reflètent des ordres de grandeur.

[14] In Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité (Fayard, 1998).http://fr.wikipedia.org/wiki/Elisabeth_de_Fontenay

[15] Ironiquement, l’un des sponsors de film était la chaîne Burger King.

[16] Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, 1963.

[17] « Le fait d’enfermer dans une cage des animaux libres et fiers est l’un des procédés les plus abominables de la colonisation » (Aragon).

[18] A lire notamment : http://www.amazon.com/The-Destruction-Bison-Environmental-Environment/dp/0521003482. Les Indiens eux-mêmes étaient bien entendu chasseurs de bisons, mais ne seraient responsables que d’environ 5 % de leur élimination.

[19] « Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait, car ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l’homme », avait prophétisé un chef Indien de Seattle en 1854.

[20] Il tua son premier Indien à l’âge de 11 ans, et se vanta d’avoir éliminé 4 000 bisons en moins de deux ans.

[21] L’animal que donc je suis, op. cit.

[23] Même si les historiens reconnaissent que la production de « savon humain » dans les camps de concentration, pour ne mentionner que l’opération la plus tristement célèbre, semble n’avoir été qu’expérimentale et jamais industrialisée. http://www.phdn.org/negation/savon.html

[25] Voir à ce sujet l’excellente analyse d’Elisabeth Hardouin-Fugier qui lève le voile sur la désinformation, notamment universitaire, quant au « welfarisme nazi » : http://bibliodroitsanimaux.voila.net/hardouinfugierloinazie.html

[27] Le fondement est d’abord biblique : « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » Voir aussi : http://vegane.blogspot.com.es/2011/04/animaux-humbles-freres-jean-gaillard.html

[28] Les études prouvent que la plupart des « serial killers » s’entraînent d’abord sur les animaux.
http://spcala.com/humane_education/tlc/serial_killers.php

[29] « Jews were being killed because people didn’t do anything. Animals are being victimized because people say that’s the law of the land. Nobody wants to be violent for a chicken. People don’t think a human should be killed for a chicken. I disagree, and I think the chickens disagree. »  http://www.haaretz.com/weekend/magazine/is-vegan-superstar-gary-yourofsky-an-animal-savior-or-a-mad-militant-1.463267



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